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Notre mission : Exploration de l’univers de la coiffure

Notre modus operandi : Espionnage des salons

Le résultat : A découvrir dans les posts...

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vendredi 16 juillet 2010

Hairdresser, by Belleville Chick

Après Carla le mois dernier, c'est à mon tour de choisir avec le plus grand soin un nouveau salon car mon anniversaire arrive à grands pas, et avec lui un petit dîner en amoureux où je me dois d'être au top :)

Je décide pour l'occasion de tester un autre réseau social, Dis moi où, dont j'utilise régulièrement l'application iPhone. Petite recherche rapide pour trouver un salon à côté du boulot, et je tombe sur Hairdresser.
Prudente, je préfère aller repérer le lieu plutôt que de réserver directement par téléphone. Je longe l'avenue des Ternes, et tombe sur une très belle devanture juste à côté de la rue Poncelet et de son marché, qui révèle un grand salon, très aéré, aux murs blancs, au carrelage gris au sol et aux poutres en pierres apparentes, un lieu avec beaucoup de cachet.

La jeune fille à l'accueil est punchy, très sympa, et me fixe un rendez-vous pour la semaine suivante, selon l'horaire qui m'arrange J'avise avant de partir un petit présentoir de vernis OPI, LA marque américaine absolument géniale, aux couleurs acidulées et à la tenue parfaite. Un énorme bon point pour le salon, car les points de distribution de la marque sont relativement rares à Paris. Je jette un coup d'oeil aux couleurs, il ne reste que des tons ternes, toutes les couleurs flashy sont parties, et ils doivent en recommander. La coiffeuse m'assure que la commande sera faite quand je reviendrai la prochaine fois.
Avant de partir, je demande quel sera mon coiffeur. "Fabrice", me répond-elle. Je jette un coup d'oeil au salon, le seul coiffeur mâle ne m'inspire pas réellement confiance, mais je n'ose pas demander s'il s'agit du Fabrice en question.

Une semaine plus tard, me voici de retour au salon. Il est 18h30, le salon est peu rempli, deux clientes d'un certain âge sont en pleine teinture, une troisième se fait coiffer par celui que je suppose être Fabrice.
On m'installe sur le seul fauteuil placé en plein milieu du salon, d'où l'on ne voit pas la rue. Aucun magazine ne m'est proposé, et à ma question : pourrais-je voir les vernis OPI, m'est répondu que tous les coloris disponibles sont sur le comptoir. La coiffeuse n'esquisse aucun geste pour me les apporter, ni m'inviter à aller les voir au comptoir... Elle revient toutefois cinq minutes plus tard me proposer un café ou un thé qui me sera servi dans une jolie tasse en porcelaine.

Désoeuvrée, j'ai tout le temps d'admirer le salon, et d'étudier mon environnement. Je suis étonnée du décalage entre l'esprit fashion du lieu, à l'esprit très new-yorkais, avec sa quinzaine de fauteuils qui font face à des grands miroirs sertis de néons fluos roses, bleus ou verts, et l'absence de style des coiffeurs. Fabrice porte un collier de barbe aux poils assez long que je suis loin de trouver du meilleur goût.
Le voici qui arrive vers moi. Il me demande ce que je souhaite, et quand je lui explique que j'ai une soirée très importante ce soir, et que je souhaite un brushing sophistiqué, avec des cheveux un peu bouclés peut-être, il part sans me laisser terminer ma phrase demander à sa collègue Sarah de s'occuper de moi. Il s'agit de la jeune fille pétillante de la semaine dernière.
Nous commençons le shampoing, je me renseigne comme à l'accoutumée sur la marque du shampoing. C'est un Tigi, dont elle sait simplement m'expliquer que c'est une marque anglaise, sans me parler de Tony&Guy. Le salon travaille avec les marques Tigi, dont on voit les produits très bien présentés sur des étagères transparentes bien visibles, et Schwarzkopf, complètement invisible. Sarah est distraite, elle répond une fois sur deux à mes questions, mais j'apprendrai un peu plus tard la raison de cette distraction : elle a appris le jour même l'obtention de son CAP coiffure !

Je suis ensuite invitée à repasser sur le fauteuil. C'est Sarah qui va s'occuper de mon brushing. Je la vois arriver avec un lisseur, et je repense, épouvantée, à la séance catastrophique de Carla chez Cocoon by Ben. J'avertis immédiatement que je ne souhaite pas de frisettes, mais de quelque chose d'assez naturel, même si sophistiqué. J'ai encore en tête le brushing magnifique de Carla à l'Espace Coiffure, et j'aimerais me sentir aussi belle qu'elle en sortant du salon !
Fabrice, qui n'est pas loin, se précipite pour me rassurer, malheureusement sans réellement arriver à me convaincre, car il ne fait que répéter que la coupe sera "très moderne". J'insiste encore pour la forme, pour être sûre que le message est bien passé, puis me laisse coiffer.
Une boucle, deux boucles, on prend le même chemin que Carla la dernière fois ; à mes inquiétudes, les deux spécialistes me répondent qu'avec ma nature de cheveux, les boucles vont se détendre, et que c'est exprès qu'ils les serrent beaucoup au départ. Mon brushing prend forme petit à petit, c'est trèèèès bouclé et volumineux. Je ne m'inquiète que moyennement, décide de leur faire confiance, et de ne juger qu'une fois le brushing achevé.

Le voici achevé, c'est toujours autant bouclé et volumineux. Cette fois-ci, il faut mettre les points sur les i, il est hors de question que je sorte du salon insatisfaite, je veux me sentir la plus belle, surtout ce soir !!! C'est parti pour un va-et-vient de mèches détendues, rebouclées, on travaille les volumes, et finalement, le résultat est étonnant, très éloigné de ce que j'imaginais (ce n'est pas naturel pour un sou), mais joli. J'ai du mal à m'habituer à ma nouvelle coupe beaucoup plus courte et volumineuse, mais c'est réussi. L'expérience cliente n'aura pas été parfaitement satisfaisante, mais au final, la coupe l'est, et l'objectif final rempli : je suis fière de ma coupe, je me sens toute légère, et je me surprends, sur le chemin du retour, à surveiller mon reflet dans chacune des devantures vitrées pour apprivoiser ma nouvelle silhouette!

Hairdresser
44 av Ternes
75017 Paris

Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 19h30

jeudi 24 juin 2010

Espace Coiffure Paris, by Carla

J'ai le prétexte idéal pour aller me faire plaisir. C’était mon anniversaire il y a quelques jours et c'est un événement qu'il faut fêter comme il se doit : resto, dîner aux chandelles, j'ai une belle robe noir décolletée dans le dos, des sandales avec du strass, un petit sac bien sympa et du vernis a ongles flashy très tendance pour donner une petite touche de couleur mais.. Il me manque la coiffure !
C’est parti pour une recherche sur meilleurcoiffeur.com. Je veux THE coupe-brushing pour ce soir et je choisi donc THE coiffeur selon le site ! Le mieux noté, celui avec les meilleurs commentaires et les meilleures critiques : Espace Coiffure Paris (salon indépendant, rien à voir avec la chaîne Espace Coiffure).
Un appel pour vérifier la disponibilité et en début d’après-midi me voilà qui pousse la porte du salon.

La première chose que je remarque en rentrant est un diplôme du site meilleurcoiffeur.com qui leur décerne le titre du salon le mieux noté de la région.
Je suis en face d’un petit comptoir en bois et d’une jeune fille blonde au téléphone avec une cliente pour une prise de rendez-vous. Il y a deux autres coiffeuses dans le salon qui sont bien occupées avec leurs clientes. Quelques minutes plus tard, on s’occupe de moi.

Je m’installe et je remarque déjà un petit détail qui me fait plaisir : il y a un crochet juste en bas du miroir pour accrocher son sac. C’est top ! On ne sait jamais où mettre son sac en salon et on finit toujours par le laisser trainer par terre…

Nous commençons par un petit diagnostique de mes cheveux et j'explique à ma coiffeuse ma suuuuper soirée de ce soir. Elle veut savoir quelle sera ma tenue afin de me visualiser et me recommander le meilleur des brushings. Je commence à rêver et me laisse porter par mon conte de fées. Elle me propose de rafraîchir un peu ma coupe et de me faire un chignon glam’ avec des ondulations. Une alarme se déclenche dans ma tête et je me revois après la séance catastrophique de Cocoon By Ben. Pas d’anglaise, SVP !! Elle me rassure et je me laisse guider par ses propositions…

Je dois maintenant passer au shampoing, mais l’apprentie censée s’occuper de moi est avec une autre cliente. Je patiente avec le café qui m’est offert, et en profite pour observer le salon. C’est un petit salon carré avec les murs en bois, pas très glam’ à vrai dire, mais correct. Il n’y a pas vraiment beaucoup de place : 8 chaises pour coiffeur et 2 chaises pour le shampoing.
Et la vraie surprise : Je ne vois absolument pas de porte des toilettes. Mais comment font les coiffeuses ? Avant de commencer avec mon shampoing je profite pour aller aux toilettes et l’apprentie, qui a fini de s’occuper de la cliente précédente, m’explique qu’elle doit m’accompagner. L’aventure commence ! Elle prend des clés du comptoir, on franchit la porte, on sort du salon, on ouvre la porte du bâtiment d’à côté, on ouvre une autre porte, et encore une autre, on traverse une petite cour et au fond… voilà les toilettes ! Ils sont tout petits, la porte ne ferme pas et il n’y a pas d’évier pour se laver les mains… Ça doit être cela, les charmes de Paris ?!

Je retourne ensuite au salon pour le shampoing. La chaise est automatique et le plaisir débute. Cette petite apprentie est une jeune fille qui vient de commencer dans le salon, cela se voit par sa façon de marcher, de regarder... Elle a un petit accent de l’est mais surtout de mains de rêve !
Je ferme les yeux et commence à me laisser emporter avec une musique détente en fond… Je suis dans l’extase totale quand, soudain, la musique se transforme en bruit de radio qui cherche à syntoniser… Dommage.

Ma coiffeuse me prend en main et elle commence avec les ciseaux. Ensuite, elle prend la brosse et avec beaucoup de patience elle me fait des boucles sympathiques. Elle est tellement concentrée que je n’ose pas la déranger pour lui poser des questions. Mais, comme d’habitude, mon accent suscite de la curiosité et la conversation s’instaure.
Je m’intéresse au diplôme de l’entrée et elle m’explique que c’est du hasard. Elles ont commencé il y a un an à avoir une grande affluence des clientes de Paris et de Provence dans le salon, sans en comprendre la raison. Ce sont les clientes qui leur parlent du site meilleurcoiffeur.com et ainsi qu'elles se sont intéressées au sujet. Elles ont ainsi vu qu'elles étaient super bien notés mais elle me réitère qu’avant tout, elles adorent leur travail et pensent que c’est surtout ce qui leur fait venir du monde.
Elles se considèrent comme des coiffeuses curieuses et ont aujourd’hui un site internet, du wifi dans le salon… Elles ont pris conscience qu’avant, le business marchait grâce au bouche à oreille entre clientes satisfaites, mais que lorsqu'on ne connaît pas la région ou le quartier et que l’on cherche des informations, on ne les trouve que sur Internet et qu’il est important d’y être présent.

Mon brushing se termine… Et j’adore ! Je me sens comme une princesse avec mon chignon, mes ondulations… j’ai hâte de mettre ma petite robe pour voir l’effet dans sa totalité ! La dame qui est à côté de moi au comptoir pour régler aussi la prestation, me dit que c’est la première fois qu’elle vient au salon et qu’elle l’a connu grâce au site meilleurcoiffeur.com… Elle doit avoir au moins 60 ans !! Elle est sortie du salon plus que ravie ! La coiffeuse était enchantée d’avoir fait une heureuse aujourd’hui. Elle peut en compter, d’ores et déjà, deux avec moi aussi !! Le résultat est sublime !!
Le verdict final aura lieu ce soir lors du dîner à deux… ;)

Espace Coiffure Paris
27 rue Fourcroy
75017 Paris
01 42 27 39 93
Ouvert du lundi au mercredi de 10h à 20h
Du jeudi au samedi de 9h à 20h
Sur rendez-vous

Photos tirées du site internet

lundi 7 juin 2010

Messieurs Dames, by Belleville Chick

Aujourd'hui, saisie d'une impulsion, je me lance un nouveau défi : trouver un coiffeur, et ressortir avec une nouvelle coupe en moins de deux heures !

Fidèle à mon habitude, je me fie à Internet pour dégotter – espérons-le – la nouvelle perle rare. Meilleurcoiffeur.com, recherche des coiffeurs dans le 3e, je tombe sur Messieurs Dames, adresse la mieux notée, et surtout qui suscite des commentaires dithyrambiques. Le salon est basé rue Charles François Dupuis. Curieux, je connais le quartier, et visualise bien cette petite rue tranquille adjacente au Carreau du Temple, où je vais souvent boire un verre avec des amis, mais je n’y ai jamais remarqué de salon de coiffure. Coup de fil rapide pour vérifier la disponibilité, et me voici partie à 17h30 de chez moi, avec un impératif de retour deux heures plus tard.


Heureusement que j’ai bien noté le numéro de la rue, car il n’y a aucune devanture. Je rentre dans un salon relativement petit, tout en longueur, et avant de pouvoir y pénétrer, cède le passage à deux jeunes gens qui transportent des cartons. Il y a trois clients, deux coiffeurs. Le salon paraît vide, déstructuré, entre les cartons du fond du salon, le mobilier chiné au petit bonheur la chance, une grande malle de voyage ouverte au beau milieu du salon qui contient des produits dont on ne voit pas la marque. C’est une ambiance à la berlinoise, un peu surprenante, mais confortable et cosy. Quand on pénètre dans le salon, l’œil est tout de suite attiré par le pilier central, décoré de néons fluos qui rappellent le travail de Dan Flavin dont j’avais vu une exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris il y a quelques années.

Sébastien, le maître des lieux, m’invite à m’installer sur le canapé d’attente, en me précisant qu’il a un peu de retard. A ma question un peu inquiète sur le délai de retard, il m’explique, en me montrant sa cliente, une jeune femme à la crinière bouclée somptueuse, qu’il ne sait pas encore combien de temps cette coupe va lui prendre, et qu’il peut difficilement estimer la vitesse à laquelle il va avancer.


Ici, point de Gala ou Biba, les livres et magazines sont artistiques, et aussi dépareillés que le mobilier. La bibliothèque fait face à une sculpture murale, signée Jean-François Spricigo. J’attrape un livre qui recense les inventions les plus absurdes des Japonais. Au fil des pages et des inventions effectivement plus absurdes les unes que les autres, mais très drôles, je prends conscience que les deux jeunes gens porteurs de cartons du début sont en fait en train de préparer le salon pour un vernissage/soirée qui aura lieu le soir même. J’en aurai la confirmation plus tard en discutant avec Sébastien, il s’agit en fait du vernissage du salon, qui vient de fêter ses 5 mois, et auquel il m’invite à passer. Pas étonnant que je n’aie jamais remarqué le salon avant, en fait, il est tout neuf !


C’est enfin mon tour. Il me reste exactement 3/4h avant de devoir partir, c’est relativement court, mais Sébastien m’assure qu’il s’engage à me faire une coupe et un brushing sans prendre de retard. Nous voici partis, il m’installe face à un grand miroir mural… sans coiffeuse devant. Surprenant. Et commence à me couper les cheveux à sec, comme il l’a fait avec la cliente précédente. C’est la première fois qu’on me coupe les cheveux de cette manière. Sébastien me demande à quand remonte ma dernière coupe. Il a l’air surpris de ma réponse, un mois à peine, et me propose de couper très peu, car il aime bien ma longueur. Il m’explique que couper sur cheveux secs permet d’éviter les dégradés par pallier, car on se rend mieux compte du rendu final que sur cheveux mouillés. Le travail est efficace, Sébastien concentré, même s’il répond volontiers à mes questions. J’apprends ainsi qu’il rentre de New York, et qu’après quelques années chez Tony&Guy, il a eu envie de monter son affaire, même si les questions administratives sont parfois lourdes, et l’éloignent de son intérêt principal, l’artistique. Quand je lui demande s’il estime que Paris est encore prescripteur de tendances, par rapport à New York, il me répond que non, que la coiffure ne bouge plus tant que ça, que les franchises sont très frileuses et en aucun cas prescriptrices de tendances, et que si Tony&Guy ont été intéressants durant une décennie, c’est moins le cas aujourd’hui, ce qui l’a poussé à s’en éloigner.


Sébastien fait partie de cette génération de coiffeurs qui enfin renouvellent le métier, et cassent le stéréotype du salon désincarné de la franchise ou de la coiffeuse de quartier qui parle de la météo. On sent qu’il attache de l’importance à l’ambiance de son salon, à son emplacement, et qu’il a des messages à faire passer. C’est dans le haut marais qu’il a voulu absolument s’installer, et qu’après avoir prospecté des mois dans le quartier, il a enfin trouvé son bonheur. Ce quartier lui va bien, et le salon s’intègre bien dans le voisinage de la librairie OFR, des galeries d’art et des boutiques de mode du quartier. Alors que je m’étonne du succès de son salon tout juste ouvert, il m’apprend que cela fait plusieurs années qu’il participe à la Nuit Curieuse de la Ferme du Buisson, et à quelques événementiels. Voici un coiffeur selon mon cœur, versé dans la culture, et dont les choix artistiques me parlent !


Le salon ne possède pas encore de site Internet, et j’imagine que c’est par manque de temps pour le moment. Sébastien me détrompe, il ne voit pas bien l’intérêt d’un site Internet, et compte plutôt s’orienter vers un blog, plus propice selon lui à s’exprimer. C’est marrant, pour moi, un commerce ne peut faire l’impasse d’un site Internet, il faut impérativement maîtriser sa réputation sur le web, et celle-ci commence par avoir son propre site Internet, sur lequel indiquer ne serait-ce que les coordonnées, horaires d’ouverture, etc. Toutefois, le salon se débrouille plutôt bien sans, et cela ne m’a pas empêché de découvrir ce nouvel endroit. A méditer…


La coupe avance, Sébastien me pose des questions sur deux mèches en particulier qu’il trouve plates, et auxquelles il s’attache à redonner du volume. Ca y est, c’est fini, il m’invite à passer au shampoing. Je regarde ma montre furtivement, maïas pas assez visiblement, puisqu’il surprend mon geste, et m’assure à nouveau qu’on sera dans le timing. Je ne suis pas tout le temps aussi pressée, mais aujourd’hui est un jour particulier, j’ai un rendez-vous shooting, une grande première pour moi.


Je m’installe devant le bac à shampoing, me détends, et… c’est parti pour une expérience incroyable. J’ai droit à un shampoing à l’odeur envoutante, un massage du cuir chevelu, c’est une bulle, une parenthèse dans une journée chargée, un pur bonheur. Le shampoing est un Bumble&Bumble, la marque dont je suis tombée amoureuse en découvrant leur site Internet. A la question de Sébastien, je ne veux pas me démasquer, et fidèle à mon rôle de néophyte de l’univers de la coiffure, prétends simplement avoir vaguement entendu parler de la marque. Il m’apprend alors que c’est une marque new-yorkaise, qui est en vente chez Colette. La coupe m’avait conquise, le shampoing me rend addicte ! Je regrette amèrement d’avoir aussi peu de temps devant moi…


Nous voici de retour devant le miroir sans coiffeuse pour le brushing. J’ai spécifié quelque chose de très naturel, il ne faut surtout pas que le photographe devine que je sors de chez le coiffeur, il s’agit d’une séance au naturel. Sébastien, à qui je n’ai rien expliqué, est à la hauteur de sa réputation numérique, et des commentaires louangeurs qui lui ont été dédiés. Mon souhait est respecté à 100%, le brushing qu’il me fait (car il s’agit tout de même d’un vrai brushing) place les cheveux parfaitement naturellement, le tombé est impeccable, et il achève la séance en me fixant la mèche de devant avec de l’eau saline, reconstitution d’eau de mer.


Je repense aux commentaires que j’ai lus sur le salon : « C'est exactement la coupe que j'attendais depuis ... toujours ;-) » et c’est exactement ça. La séance est un peu plus chère que chez ses confrères, mais on en sort ravi et parfaitement satisfait. De toutes mes missions, celle-ci est de loin la plus agréable et la plus probante. Bravo Sébastien, et longue vie à ton salon !


Messieurs Dames

5 rue Charles-François Dupuis

75003 Paris

01 42 71 29 60

Photos tirées de la page Facebook


mardi 30 mars 2010

Cocoon by Ben - Pile, by Belleville Chick

Pour notre dernière mission coiffeur, Carla et moi décidons d'aller tester ensemble un salon dont j'avais lu une critique depuis quelques années déjà sur un blog, celui de la Méchante, mais que je n'avais encore jamais essayé.
Petite recherche Google, nous tombons sur un site Internet design. Dès la page d'accueil, la biographie de Ben, le fondateur du salon, un ancien de chez Tony&Guy, une vidéo dailymotion de présentation du salon et en alertes news la possibilité de privatiser le salon avec apéro dinatoire, voici qui donne le ton ! Pourquoi pas? Allons l'essayer.

Nous décidons de nous faire passer pour deux copines qui nous préparons pour une soirée, et optons cette fois-ci pour un shampoing brushing. Nous arrivons dans un salon très branché, dans le quartier de Montorgueil. La musique y est forte, et Ben... survolté ! Il demande à Carla de patienter quelques instants avant qu'il ne s'occupe d'elle, et me laisse entre les mains de sa collègue, beaucoup plus calme. Nous passons dans l'arrière-salle pour le shampoing. Ici, contrairement aux autres salons, les produits utilisés s'affichent en vitrine, ils sont exposés en tant que stars du salon. Redken et Tigi sont les deux seules marques représentées. Ma coiffeuse m'explique qu'elle utilise un shampoing Redken, et quand je lui demande pourquoi pas Kérastase, elle prend un ton un peu choqué pour m'expliquer qu'eux ne travaillent pas avec L'Oréal !!! Redken est une marque new-yorkaise très pointue, et c'est la raison pour laquelle elle est choisie dans ce salon !

Je m'installe devant la glace pour le brushing. J'explique, tandis que Ben, affairé à côté (mais pas encore avec Carla, qu'il fait attendre sur la banquette d'entrée), ne perd pas une miette de mon babillage, que Carla et moi allons à un anniversaire à thème, années sixties. Carla, avec qui nous nous sommes concertées trop brièvement, ne saura pas quoi répondre quand il lui demandera quelques minutes plus tard quelle est la soirée à laquelle nous nous rendons, et où elle se trouve !

J'évoque Madmen, que ma coiffeuse ne connaît pas, mais elle note le titre de la série qui, d'après ce que je lui en raconte, a l'air de lui plaire. J'évoque également la scène inaugurale d'OSS, Rio ne répond plus. Voilà qui lui parle davantage ! Elle me propose un brushing crêpé (enfin, je vais voir à quoi ça ressemble et tester si c'est si contraignant que ça!), et commence à travailler. Avant de s'interrompre deux minutes plus tard, pour aller choisir un morceau sur la playlist du portable qui trône sur le meuble d'accueil. Elle m'explique choisir la musique à partir d'une liste Deezer qu'ils ont composée, mais que ça dépend, quelquefois, ils mettent un CD, d'autres fois, Deezer. A ma question concernant les droits de diffusion de la musique (SACEM &co), elle me donne une explication embrouillée selon laquelle les salons comptant moins de 10 employés ont exonoré de la SACEM. Bizarre...

Nous sommes ici dans un temple hype et fashion : sur un écran LCD installé au fond du salon défilent des images de fashion shows, tandis que le comptoir d'entrée est agrémenté d'un écran immense qui diffuse des images surréalistes. La musique est très forte, et n'est pas propice à la discussion. Ben ne la baisse que lorsque le téléphone sonne, et qu'il prend un rendez-vous. Il laisse traîner son iPhone négligemment, Internet n'a aucun secret pour lui, il s'en sert visiblement pour recruter une partie de sa clientèle, et comme il nous l'explique, il a négocié avec un pote de pote de lui faire le site Internet contre une dizaine de coupes gratuites.

Mon brushing avance petit à petit. La coiffeuse est concentrée et travaille efficacement. Carla, qui s'est enfin installée dans le fauteuil voisin du mien, fait une mine effarée quand elle apprend que j'ai demandé un brushing rétro, visiblement, elle n'est pas convaincue du résultat à venir, et s'inquiète pour moi ! Ben lui propose une coiffure beaucoup plus naturelle, un peu plus frisée qu'habituellement. Normalement, nous aurons deux looks très contrastés ! Arrive l'étape du crêpage. Le fameux ! Visiblement, ce n'est pas fait pour les cheveux asiatiques, difficiles à crêper. Ils sont trop lourds, et retombent vite... Mon brushing demande une quantité phénoménale de laque Ellnet, dont à la fois Ben et sa collègue nous vantent les mérites. Toutefois, ce n'est rien par rapport à ce qu'utilise Ben sur les cheveux de Carla. Il travaille avec deux ou trois laques différentes, dont j'ai vraiment l'impression qu'il a vidé les bombes sur elle.

Ca y est, ma coiffeuse a terminé, j'ai officiellement le droit de remettre mes lunettes, sans lesquelles je ne vois absolument rien ! Je découvre ma nouvelle tête, très sixties, qui finalement me plaît beaucoup, malgré mes craintes de départ. Carla, quant à elle, est clairement en train de déchanter. Ben n'arrête pas d'aller et venir, il l'abandonne toutes les deux minutes pour répondre au téléphone, changer de musique, aller passer le balai, discuter avec une cliente assise un peu plus loin... Visiblement, il ne prend pas du tout en compte ses demandes, et est parti sur une coupe qui ne paraîtra pas naturelle, tout ce qu'elle déteste...

Sur le chemin du retour, nous échangeons nos impressions. Mon expérience salon a été plutôt agréable, et s'est soldée par une coiffure rigolote et facile à porter. Carla, elle, est très déçue, et furieuse de sa coiffure. Pile et face, impressions mitigées... Mauvaise pioche pour cette expérience commune. Vivement la prochaine !


Cocoon by Ben
92-96 rue Montmartre
75002 Paris
01 40 26 49 81
Ouvert du lundi au samedi, de 11h à 20h
Photos tirées du site Internet

Cocoon by Ben - Face, by Carla

Nous voici, les deux espionnes ensemble pour une dernière mission de terrain !

Nous avons choisi pour cette dernière, un salon indépendant, branché avec un ancien coiffeur de chez Toni&Guy : Coccon by Ben, dans le 2ème.

Notre mission : nous faire passer pour des copines qui vont à une soirée branchée. Il faut être au top et nous voulons être coiffées par des vrais pros et devenir les stars de la fête ! L’idée est top !!

Nous rentrons dans le salon, il a l’air bien sympa. Il n’y a pas d’affiches de coiffure, les produits sont Redken et Tigi et la musique est à fort volume pour mettre de l’ambiance !

C'est l'heure : chacune est prise en charge par un coiffeur différent et la mission démarre.

Ben, le fondateur du salon, est mon coiffeur ! Quel honneur ! Enfin, je n’en dirai peut-être pas autant vu mon résultat final…

Il me fait passer directement au rinçage. Il entend mon tout petit accent espagnol (vraiment très léger ;)), et c’est parti pour un dévoilage de sa vie privée !

Petit résumé : il est sorti avec une Espagnole, de Barcelone aussi (il adore la ville et l’ambiance... là, il gagne des points !) L’idylle était belle, sauf qu’a priori, sa mère à elle était vraiment très présente. Pour me donner un exemple, à l’heure d’aujourd’hui, son ex-copine a un nouveau copain, un enfant… et la mère ! Et oui, à priori elle habite aussi avec eux…
C’était une situation très lourde, tu sais… Difficile à gérer…

Bref ! Retournons à la coiffure ! Avec cette petite histoire, le rinçage est terminé, et on passe au brushing. La catastrophe se prépare…

Je lui donne carte blanche : Fais ce que tu veux, mais quelque chose de beau et qui aille bien avec mon style.
Il regarde à peine me cheveux et me propose de faire des anglaises avec un effet naturel. Je suis OK sur le principe. Il semble maîtriser le sujet, donc je me laisse emporter.

Il me peigne, met 3 tonnes de laque sur mes cheveux (a priori, cela aide à fixer la boucle…). Il commence à enrouler des mèches : une mèche, deux mèches… Ah tiens ! Il y a une chanson qui me plaît ! Je vais la chercher sur ma playlist…. Trois mèches… Ah ! Mais tu connais aussi cette chanson ? Je vais la chercher aussi… Quatre mèches… Non, mais en fait cette autre chanson est encore mieux !! Il repart….
Nathalie est sur le point de finir avec son brushing et moi, je commence à désespérer.

Il finit de m’enrouler les mèches et apporte un appareil pour faire sécher les cheveux tout doucement. Au bout de 20 minutes, il revient, il déroule les mèches, et, surprise… RIEN DU TOUT ! JE N’AI AUCUNE BOUCLE !!

Il demande à son copain de finir avec mon brushing et on passe au Babyliss… Il me fait des boucles avec l’appareil et le résultat est « formidable » : Je suis un caniche !!!!

Ma copine est toute belle avec une allure sixties.. Et moi, je suis son chien de compagnie !!!

Une vraie catastrophe….

Cocoon by Ben
92-96 rue Montmartre
75002 Paris
01 40 26 49 81
Ouvert du lundi au samedi, de 11h à 20h
Photos tirées du site Internet

dimanche 28 mars 2010

Shampoo, by Carla

Samedi après-midi. Il fait beau et je m’apprête à démarrer ma mission…

J'ai pris rendez-vous dans un salon de coiffure à Chantilly.
Je rentre dans le salon et ma première impression est bonne : accueil chaleureux, ils me prennent le manteau et m’offrent un café.
De plus, il n'y a que des produits Kérastase et Redken ! Cela commence bien…
Petit hic : Ils ont un ordinateur à l’accueil sans Internet, qui ne sert que pour des fiches clients et pour émettre des factures. Ils ont juste un téléphone et un cahier pour prendre les rendez-vous.

Julie, ma coiffeuse, me prend à sa charge et le début de l’aventure commence…

1ère étape : Diagnostic
Julie : Que souhaitez-vous vous faire ?
Carla : Garder ma forme, couper les pointes et retravailler mon dégradé.
Elle regarde attentivement mes cheveux, les touche, les analyse et me demande à quand remonte mon dernier shampoing.
C’était la veille au matin… Mais mes cheveux sont gras et les pointes très sèches. Elle repère le problème, me conseille un traitement Kérastase pour traiter cela, faire en sorte que mes cheveux regraissent moins vite et éviter que mes pointes soient aussi sèches…
Cela a l’air tellement bien que je me laisse convaincre et je finirai par acheter le shampoing proposé.

Julie est très agréable, elle me parle des différentes coupes qu'elle pourrait me faire, des couleurs qui iraient bien avec ma peau. Elle s’intéresse également aux traitements capillaires que je fais, leur fréquence…

Je lui explique ce que j’attends comme coupe et j’insiste sur le fait que je souhaite garder ma longueur : je veux juste rafraîchir la coupe.
Julie me dit que son principal objectif est le bonheur de la cliente et qu'elle veut absolument que cette dernière sorte du salon avec un sourire. Elle prend une mèche et me montre exactement la longueur qu'elle va me couper. C’est beau, n’est-ce pas ?

Une fois d’accord sur la coupe, elle me demande pour le brushing. Est-ce que je souhaite un peu de mouvement aux pointes, ou bien quelque chose de bien raide, peut être bien naturelle. Je me laisse conseiller et elle me propose quelque chose de bien naturel tout en accentuant sur les pointes. Elle me montre une photo pour illustrer ce dont elle me parle.
On est sur le point de passer au rinçage et elle me dit que mon débardeur est très joli.
Elle est sympa, Julie :)

2ème étape : Rinçage des cheveux
Elle prend le temps de m’expliquer tous les produits qu’elle m’applique sans que je lui pose la question. Elle me fait un petit massage agréable… Cela me détend…

3ème étape : Coupe
On passe maintenant aux choses sérieuses : C’est le moment de la coupe !
Elle remarque que je la regarde attentivement… Elle prend une mèche et fait semblant de me couper bien court !! « J’ai bien vu que vous me regardiez attentivement ! On n’est pas très sympas les coiffeurs, hein ? Des fois on nous dit de couper 1 cm et on en coupe 10 cm »
Elle me répète que ce n’est pas du tout son cas, et qu’elle veut que sa cliente soit contente à la fin.
Je lui demande des magazines/catalogue de coiffure, pour voir les tendances et pour m’inspirer pour une coupe plus risqué. Elle m’amène 3 magazines bien usés. Ce sont des magazines « Spécial coiffeur » Ce ne sont pas des créations de son salon… Dommage.
Cependant, elle prend le temps de commenter avec moi les différentes coupes et me dit ce qu’elle aime bien et ce qu’elle pense que m’irait bien. Elle me propose des mèches pour donner un peu de lumière à mon visage… On rigole aussi sur des coupes folles : Une transformation totale, une coupe bien courte et changer pour de vrai !
De manière spontanée elle commence à me parler des différents techniques de coloration, quelle est sa technique, pour quoi elle préfère une technique à une autre… Julie aime bien son métier ! Et cela fait plaisir !

Par hasard, je tombe sur une pub INOA. Je lui demande si elle l’a déjà utilisé et ce qu’elle en pense. Elle est étonnée de ma connaissance du produit et m’explique que pour la cliente le produit est top car il n’y a pas d’odeur, qu’il s’applique très bien… Mais qu’il n’est pas du tout adapté pour le coiffeur. Ce sont des tubes de 8 g et des fois les coiffeurs n’ont pas besoin d’autant. Du coup, ils peuvent avoir des restes de 2 g par ici par là… Pas très pratique, elle m’explique.

Je tombe également sur un article qui parle d’un logiciel où on peut uploader sa photo et essayer des coupes différentes. Je me montre enthousiaste et lui dis que ça pourrait être une bonne idée pour des clientes comme moi, qui voulons changer de coupe mais qui nous montrons indécises par peur du résultat final.
Mais Julie n’est pas aussi enthousiaste que moi. Elle me dit que ce sont des coupes déjà prédéterminées sur le logiciel et que si deux clientes choisissent la même coupe, on perd la touche personnelle du coiffeur.

On passe maintenant au brushing. Elle prend son temps et me demande régulièrement si cela me plait.
A la fin, elle me donne un petit miroir afin que je puisse voir le résultat sous tous les angles.
C’est impeccable !

A la fin, Julie me donne la facture ainsi qu’une carte avec son nom pour que je demande pour elle la prochaine fois que je viendrai.

Et je reviendrai !

Shampoo
136 rue du Connétable
60500 Chantilly
03 44 67 20 72

jeudi 25 mars 2010

Hair&Wave, by Belleville Chick

Pour mon second test salon, je décide de choisir un nouveau quartier, le Marais. Une nouvelle fois, je fais appel à Internet et aux sites communautaires pour découvrir un nouveau salon. C'est en effectuant ma recherche que je prends conscience de ma fidélité viscérale à mon salon habituel, que je fréquente depuis des années maintenant, et qu'il ne me serait même pas venu à l'idée de déserter pour en tester un autre. Un manque de curiosité que je m'explique mal, après coup, quand je le compare avec mon enthousiasme à découvrir encore et toujours de nouveaux restaurants à Paris. On ne se refile pas les bons plans coiffeurs comme on se parle d'une bonne table récemment testée. La coiffure, en tout cas dans mon cercle d'amis, est une activité personnelle, et chacun garde ses bons tuyaux, par discrétion ou paresse. On a toutes eu notre lot de mauvais coiffeurs, de coupes qui nous ont déçues, et une fois le "graal" trouvé, on le conserve précieusement !

Je googlise donc "coiffeur marais", et après quelques recherches, tombe sur Hair&Wave, dont le site Internet a l'air sympa. Un coup de fil et une demi-heure plus tard, me voici en train de pousser la porte du salon, accueillie directement par mon prénom par le maître des lieux. Seules deux clientes sont en train de se faire coiffer, et je suis visiblement le seul rendez-vous programmé pour le moment. J'arrive dans une ambiance complètement différente de celle de Thomas Coiffure. Après le salon du quartier d'affaires de la Madeleine, me voici propulsée dans un salon gentiment branché et bobo (l'accueil directement par le prénom en est un bon exemple), tenu uniquement par des mecs au look impeccable.

Bertrand, mon coiffeur, m'installe devant le bac à shampoing, et en un rien de temps, nous voici en train de deviser comme de vieux amis sur la marque Redken utilisée. A mes cheveux un peu secs, il propose un masque nourrissant, qui effectivement va leur donner une texture très soyeuse. Je lui demande pourquoi Redken et non pas Kérastase, qu'on retrouve beaucoup plus fréquemment en salon. Il me répond n'avoir jamais travaillé avec Kérastase, mais depuis toujours avec Redken. Je prends également des renseignements pour une éventuelle coloration, et c'est à cette occasion que j'apprends, par l'apprenti qui après avoir balayé les cheveux de la coupe précédente, s'est joint à notre conversation, que ma couleur n'est pas "brun", mais "châtain foncé", et que ce qui serait vraiment sympa pour moi, c'est plutôt des mèches prises à l'intérieur, et pas appliquées sur le cheveu en entier, mais simplement sur les pointes, pour éclairer un peu ma couleur, et la rendre plus estivale. Je prends bonne note. Une prochaine fois peut-être, aujourd'hui, ce ne sera pas possible, par manque de temps.

L'ambiance du salon est zen, la musique pose juste une ambiance de fond très agréable. L'endroit est spacieux et lumineux, il donne envie de s'attarder, d'y rester, d'y buller. J'étudie avec Bertrand l'option d'une frange. Après avoir observé l'implantation de mes cheveux, il m'explique que ce n'est pas une bonne idée, car mes cheveux seraient trop plaqués contre le front. Réflexion faite, ça m'arrange, aucune envie de ressembler à toutes les autres Asiats croisées récemment ! Nous partons donc sur un carré mi-long dégradé, avec une longue mèche de côté pour remplacer la frange que je n'aurai pas.

Le salon ressemble beaucoup au site Internet, ou plutôt le site Internet a bien su reproduire l'atmosphère du lieu, et quand j'évoque cela avec Bertrand, il sait me répondre que le site existe depuis 6 ou 7 ans, et que lui aussi l'aime bien. Son collègue, à l'entrée, surfe sur Internet, et l'ordinateur, qui trône fièrement sur le comptoir d'accueil, sert également à la prise de rendez-vous.

Au moment de régler, si Bertrand insiste pour me remettre la carte du salon sur laquelle il a marqué son nom, il n'exerce ensuite aucune pression commerciale, ni pour un prochain rendez-vous, ni pour l'achat de de produits.

Au final, une séance très sympa, et enfin une coupe légère et légère, qui s'accorde avec le coin de ciel printannier tout juste dévoilé !

Hair&Wave
26 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
01 48 04 89 55
Ouvert du lundi au samedi, de 11h à 20h
Photos tirées du site Internet

vendredi 5 mars 2010

Thomas Coiffure, by Belleville Chick

Ca y est, j'ai reçu ma première mission. Au bout d'un mois et demi au sein de la Firme, j'ai mon premier assignement. Il s'agit d'aller inspecter incognito les salons de coiffure, et de voir leur quotidien, leurs préoccupations, etc.

Impatiente de commencer, je cherche sur un site fraîchement découvert, meilleurcoiffeur.com, parmi les salons à proximité de La Firme, ceux qui sont le mieux notés et commentés par les internautes. J'en découvre un qui a l'air bien sympathique, Thomas Coiffure. Le site indique que l'accueil, la décoration, l'ambiance y sont très chaleureux, que le salon offre un café/thé, et que le budget moyen d'une coupe est de 30/40 euros. Parfait pour une première expérience de terrain !

Rendez-vous pris, j'arrive en fin de journée dans un salon entièrement féminin, en dépit de son nom. Le lieu est agréable, on me fait patienter quelques instants à côté des bacs à shampoing. Une coiffeuse me demande si je souhaite de la lecture, et m'apporte un Gala quelque peu écorné. Quelques instants plus tard, un monsieur d'une bonne cinquantaine est installé à côté de moi, un habitué visiblement, et voici que la même coiffeuse lui amène d'office un magasine économique et un Gala! Quels stéréotypes, j'aurais bien aimé avoir le choix moi aussi?!

C'est à mon tour, je suis invitée à passer un grand peignoir blanc, et à m'installer devant le bac à shampoing. La petite arrière-salle s'est peuplée d'hommes d'affaire d'âge respectable. L'apprentie qui s'occupe de moi commence le shampoing, et soucieuse de prendre mon rôle d'espionne à coeur, me voici partie à discuter avec elle du type de produits qu'elle utilise (en l'occurrence Kérastase, dont j'ai aperçu une étagère d'exposition assez discrète, au fond du salon), de vertus comparées de Kérastase et L'Oréal Professionnel, de la fréquence à laquelle il est conseillé de laver ses cheveux, le tout sous l'oreille attentive de mes collègues d'attente ! Je lui demande également des conseils sur une éventuelle coloration. Elle m'avoue son ignorance en la matière, et me promet de me présenter la coloriste du salon pour un diagnostic plus détaillé.

Je repasse dans la grande salle, et on m'amène les échéanciers Inoa pour les colorations et Coloration Diacolor pour les reflets. Malheureusement, du fait de ma couleur de cheveux déjà très foncée, très peu de choix s'offrent à moi, et je ne suis pas vraiment convaincue par les reflets aux tons chocolat que la coloriste me propose. J'apprends lors de cet échange qu'une couleur se renouvelle tous les mois, contrairement à des mèches, qu'on peut rafraîchir tous les trois mois seulement, et à des reflets qui disparaissent naturellement au bout de quelques shampoings.
Ma coiffeuse arrive, me propose un thé ou un café qu'elle me sert dans un mug en porcelaine, avec un assortiment de sucres blanc ou roux très joliment proposé. Me voici dans la peau d'une cliente privilégiée et chouchoutée, c'est très agréable !

J'avais décidé en venant de jouer à la cliente exigeante et indécise. A la question de la coiffeuse sur le type de coupe que je souhaite, je lui fais part de mes hésitations existentielles entre l'envie de conserver une certaine longueur, ou au contraire de changer complètement de tête, pour un carré court par exemple, tout en sachant que j'ai soupé toute mon enfance et adolescence de tous les carrés possibles et imaginables, droits, plongeants, dégradés, etc. Elle m'écoute avec attention, ses questions sont précises, et si à ma grande surprise, elle ne m'amène pas de looks books pour m'aider à mieux définir mes envies, elle me propose simplement de rafraîchir ma coupe pour aujourd'hui, en conservant une certaine longueur, suivant ma demande initiale. Elle m'enjoint de mon côté à feuilleter les magasines, et mettre de côté les looks qui m'inspire ou que je n'aime absolument pas afin qu'elle apprenne à mieux me connaître, et qu'on en discute la prochaine fois.

Je lui raconte que j'ai une soirée le soir même, que j'aimerais un look années 60, et lui évoque pour modèle la série Madmen qu'elle ne connaît pas. Geekerie oblige, qu'à cela ne tienne, je dégaine mon iPhone, et deux-trois recherches sur Safari plus tard, je lui montre des visuels aux héroïnes de la série aux cheveux crêpés et au brushing impeccable ! Démonstration faite de l'utilité certaine de quelques iPad en salon, avec quelles fonctionnalités embarquées : lookbook, logiciel de changement de coupe, etc. ! Elle m'explique alors qu'il est un peu tard pour se lancer dans ce genre de coiffure, car elle doit l'étudier, mais que si elle paraît spectaculaire, elle n'est pas très compliqué à faire, que c'est surtout du crêpage. Elle me promet toutefois un joli brushing pour ma soirée.

J'en profite pour lui dire que j'ai découvert le salon sur Internet, sur meilleurcoiffeur.com, pour savoir si elle connaît le site (le salon ne possède pas de site Internet). Elle non, et la collègue à qui elle explique que je suis venue au salon via Internet (sans préciser le nom du site) promet qu'elle ira jeter un coup d'oeil. Tout cela paraît un peu flou, elles n'ont l'air expertes ni l'une ni l'autre, et je n'ai vu aucun ordinateur dans le salon. Peut-être un poste dans l'arrière-boutique? Mais j'en doute...

Au final, une très jolie coupe, et des cheveux souples et bouclés comme jamais je ne les ai eus ! Comme quoi, on rêve toujours de ce qu'on n'a pas !!!
Je repars sans que m'ait été proposé le moindre produit en revente (alors que j'ai discuté shampoing pendant une bonne dizaine de minutes en début de séance). Seule invitation à revenir, de la part de la coloriste, qui au moment où je vais récupérer mon manteau, me propose de repasser un jour où j'aurai plus de temps pour essayer une coloration ou des reflets. A la prochaine !

Thomas Coiffure
20 rue Boissy d'Anglas
75008 Paris
01 42 65 29 78
Ouvert du lundi au samedi, de 9h à 19h